La publication du gouvernement Suminwa 2 était censée incarner un tournant décisif pour la République Démocratique du Congo. Pourtant, au lieu d’un signal fort de rupture, ce nouveau gouvernement soulève plus de doutes que d’espoir.
L’économiste et journaliste Samuel Mulenda dénonce une situation préoccupante
« Nous assistons à une inflation institutionnelle inquiétante, symptôme d’un désordre stratégique plus profond. Trop de ministères, trop de doublons, et une absence de vision claire. »
Parmi les anomalies relevées
Ministre de l’Économie nationale
Ministre de l’Économie numérique
Ministre des Affaires étrangères
Ministre délégué aux Affaires étrangères
Vice-ministre des Affaires étrangères…
Ces postes qui se chevauchent témoignent d’une architecture politique lourde et peu lisible, où l’efficacité est sacrifiée au profit des équilibres politiques.
Pire encore, certains ministres connus pour leur mauvaise gestion sont recyclés, sans réelle évaluation
« On déplace les problèmes au lieu de les résoudre. On récompense l’échec au lieu de promouvoir la compétence. »
Pendant ce temps la guerre continue à l’Est, les droits humains sont bafoués, l’économie stagne…
Et face à ces urgences nationales, on compose un gouvernement qui semble répondre davantage à des calculs politiques qu’à la volonté populaire.
« Ce gouvernement ne reflète pas une volonté de réforme, mais plutôt un souci de satisfaire les équilibres politiques. Le pays a besoin de courage, de clarté et de compétence, pas de calculs. »
Il est temps de rompre avec les logiques de façade. La RDC ne peut plus se permettre des erreurs de casting.Le peuple attend des réformes courageuses, une vision claire, et des leaders redevables.
La Rédaction
