Les autorités coutumières de la province du Kasaï, regroupées au sein de l’Association nationale des autorités traditionnelles du Congo (ANATC), ont exprimé leur souhait de voir leur province représentée par deux de ses fils dans le prochain gouvernement dit Suminwa 2, annoncé par le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans une déclaration rendue publique ce mardi 29 juillet 2025, les chefs coutumiers ont rappelé au chef de l’État la promesse qu’il avait faite lors de sa visite d’itinérance à Tshikapa, chef-lieu du Kasaï, en décembre 2024. À cette occasion, Félix Tshisekedi avait évoqué la nécessité d’une meilleure représentativité de cette province au sein des institutions nationales.
« Nous, autorités coutumières de l’ANATC/Kasaï, avons le réel plaisir de vous rappeler l’une de nos revendications formulées dans le cahier de charges et votre promesse faite lors de la visite d’itinérance effectuée à Tshikapa, en décembre 2024, au sujet de la représentativité de la province du Kasaï par deux membres au sein du gouvernement de la République », peut-on lire dans le communiqué.
Les chefs traditionnels estiment que le soutien massif dont a bénéficié le président Tshisekedi dans la région, avec un score avoisinant les 100 % lors de la dernière présidentielle, mérite d’être récompensé par une représentativité équitable dans l’exécutif national.
« Nous sommes convaincus que cette fois-ci ou jamais, les fils et filles du Kasaï, qui vous ont élu à près de 100 %, devront bénéficier eux aussi des avantages dictés par les dispositions constitutionnelles », insistent-ils.
En conclusion, l’ANATC Kasaï a renouvelé son soutien indéfectible au président Tshisekedi et à son engagement pour la paix et le développement du pays.
« Nous réitérons notre indéfectible attachement à toutes vos actions visant à restaurer la paix sur l’ensemble du territoire national », ont-ils affirmé.
Ce message des garants des us et coutumes du Kasaï intervient à un moment où la formation du nouveau gouvernement est très attendue, et où les équilibres géopolitiques et les promesses électorales sont scrutés de près par les différentes composantes du pays.
Daniel NDAYE
