Le Vice-gouverneur de la province du Kasaï, Djoley Bokele, a pris une part active aux activités de l’identification des victimes des atrocités liées à la milice Kamuina Nsapu, un processus historique lancé à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central. Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme national de justice transitionnelle mis en œuvre par le Fonds National de Réparation des Victimes (Fonarev).
La présence de Djoley Bokele a été saluée par les participants comme un signe fort d’implication du gouvernement provincial. En marge de l’atelier stratégique organisé par la Fonarev, il a également participé à la cérémonie officielle de lancement de l’opération d’intention, marquant le début du processus de collecte des récits des victimes des violences ayant endeuillé la région entre 2016 et 2018.
S’exprimant devant la population venue nombreuse, le Vice-gouverneur a réaffirmé la détermination du gouvernement provincial du Kasaï à accompagner ce processus, dans un esprit de responsabilité et de réparation morale. « Nous sommes ici pour écouter, pour soutenir et pour nous assurer que la voix des victimes ne soit plus jamais ignorée. Le Kasaï ne peut pas construire son avenir sans panser ses blessures du passé », a-t-il déclaré.
Cette démarche, appuyée par les autorités nationales et divers partenaires internationaux, représente une étape cruciale dans la reconnaissance des souffrances subies par des milliers de citoyens, et vise à restaurer la dignité des victimes, tout en jetant les bases d’une réconciliation et d’une paix durables dans l’espace kasaïen.
Le processus d’identification, qui se poursuivra dans plusieurs autres territoires touchés par les violences, devra aboutir à l’établissement d’une base de données nationale des victimes, préalable indispensable à toute mesure de réparation ou de compensation.
Daniel NDAYE
