Un climat de terreur règne à Nvunayi, dans le territoire de Kabinda (province de Lomami), après un conflit tribal sanglant survenu ce mercredi 16 juillet entre les communautés Bakoji Mualaba et Belande Ngoya.

Bilan provisoire est de un militaire des FARDC décapité, un policier de la PNC tué, trois villages incendiés (dont Nkuanga et Matembu), des maisons, greniers et réserves alimentaires entièrement détruits, des centaines de déplacés sans abri ni vivres.

Me Augustin Kitengie, président de la société civile de Lomami, déplore le silence des autorités provinciales face à une crise qui couvait depuis des semaines. Il accuse les dirigeants d’avoir laissé la situation dégénérer par manque d’anticipation.

‎« Des familles dorment à la belle étoile, sans vivres ni assistance. L’absence de réaction officielle ne fait qu’aggraver la détresse de la population », alerte-t-il.

À l’heure actuelle, aucune déclaration officielle n’a été faite par le gouvernement provincial de Lomami.

Un appel à l’action et à la solidarité s’impose. Kabinda saigne, et les victimes attendent toujours protection, secours et justice.

‎La Rédaction

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