Les travaux du Projet Tshilejelu, piloté par l’agence JMC et initié par le Chef de l’État, avancent à grand pas dans la ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï. Après des années d’attente, les bulldozers sont enfin à l’œuvre, donnant vie à ce programme de modernisation des infrastructures routières.
Actuellement, les démolitions se poursuivent notamment sur les avenues Filaire et Likasi, dans le cadre de la libération de l’emprise de l’État. Cependant, ces actions provoquent de vives inquiétudes au sein de la population. Plusieurs habitants affirment avoir érigé leurs maisons légalement, avec des permis de construire ou titres fonciers valides.
> « Il est inacceptable que des citoyens soient victimes d’abus, alimentés par la corruption et la vente illicite de terrains publics », déplorent certains occupants concernés.
Malgré ces tensions, une frange de la population accueille avec enthousiasme la matérialisation du projet, y voyant un symbole de développement tant attendu.
Les autorités sont appelées à faire preuve de transparence et d’humanité, en veillant à ce que toute démolition respecte les droits humains et les principes de justice sociale. Les familles de bonne foi doivent bénéficier de mécanismes de recours clairs et d’une indemnisation équitable.
Des voix citoyennes et des experts en droit foncier rappellent également l’importance d’un suivi rigoureux du projet. Tshikapa ne doit pas revivre le sort des chantiers de Kandjanji ou des ministères provinciaux, laissés à l’abandon après des débuts prometteurs.
Tshikapa, ville d’avenir, mérite des infrastructures à la hauteur de ses aspirations. La vigilance collective reste plus que jamais nécessaire.
Pierre Kandayi
