Deux mois après l’effondrement d’un tronçon clé reliant Tshikapa à Kamonia, chef-lieu du territoire, la société civile du Kasaï s’indigne face au silence des autorités provinciales. Cette catastrophe environnementale, due à l’avancée d’un gigantesque ravin, a non seulement isolé Kamonia, mais aussi englouti plusieurs habitations, menaçant directement les moyens de subsistance des habitants.
Dans une déclaration à la presse ce lundi, Clément Yawudiko, cadre de la société civile locale, a dénoncé l’absence de mesures concrètes pour rétablir cette voie essentielle au transport des marchandises et au dynamisme économique de la région.
« Depuis que cette route est coupée, les agriculteurs et opérateurs économiques sont en grande difficulté pour acheminer leurs produits à Tshikapa, tandis que les autorités restent passives. Pourtant, la province dispose de régies financières capables de mobiliser des fonds pour une intervention urgente », a-t-il martelé.
Face aux risques d’une crise humanitaire imminente, la société civile presse le gouvernement provincial d’initier sans délai des travaux de lutte antiérosive afin de reconnecter Kamonia au reste du territoire.
Située à 75 km de Tshikapa, cette localité joue un rôle économique majeur dans la province. Son enclavement prolongé pourrait aggraver la précarité des populations locales et ralentir les activités commerciales vitales pour le Kasaï.
Martin Nyamabu/depuis kamonia
