La suspension de X (ex-Twitter) et TikTok en République démocratique du Congo (RDC) continue de susciter de vives réactions. Ce vendredi 7 février, Bintou Keïta, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, a condamné cette restriction, la qualifiant de « grave atteinte au droit à l’information » lors d’une session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme à Genève.
Depuis fin janvier, l’accès à ces plateformes est limité, une mesure prise alors que les combats avec les rebelles du M23 ont conduit à l’occupation de Goma. Mme Keïta a appelé à la levée immédiate de cette censure, en rappelant les engagements du gouvernement congolais à rétablir l’accès.
Au-delà de la restriction des libertés, la cheffe de la MONUSCO a mis en garde contre les risques liés à la désinformation et la manipulation de l’opinion dans un contexte de crise sécuritaire. Pendant ce temps, de nombreux Congolais tentent de contourner le blocage via des VPN, mais l’accès à Play Store a également été restreint, compliquant davantage la situation.
Malgré l’annonce d’un retour à la normale par le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, l’accès aux réseaux sociaux demeure limité, alimentant frustrations et inquiétudes au sein de la population et des défenseurs des droits humains.
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