À Kamako, la crise alimentaire atteint des proportions inquiétantes. En l’espace de deux mois, les prix des produits de première nécessité, tels que le maïs et le manioc, ont flambé. Un petit bassin de maïs, vendu autrefois à 20 000 francs congolais, coûte désormais 50 000 francs. La même hausse est constatée pour le manioc, plongeant les habitants dans une situation de plus en plus précaire.

Cette flambée des prix s’explique, d’une part, par la rareté de ces denrées sur le marché local. D’autre part, les transporteurs de maïs à vélo, communément appelés Bayanda, pointent du doigt les autorités provinciales. Ils dénoncent la multiplication des postes routiers, qui entravent la fluidité du commerce et augmentent les coûts de transport.

Sur place, les conséquences se font déjà sentir : des déplacements massifs de populations sont signalés, les habitants craignant une aggravation de la situation. Les autorités sont vivement interpellées pour apporter des solutions urgentes et durables afin de prévenir une crise humanitaire généralisée.

Le spectre de la pénurie alimentaire à Kamako inquiète, et les mesures gouvernementales tardent à se concrétiser, laissant une population désemparée face à une hausse vertigineuse des prix.

Innocent Kayembe

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