Dans un contexte politique tendu, certains propos tenus par des figures de l’opposition congolaise, notamment le président Martin Fayulu, suscitent indignation et inquiétude. En qualifiant les actions du président Félix Tshisekedi de favoritisme tribal envers les Kasaïens, ces déclarations sont perçues comme discriminatoires et susceptibles de catalyser des tensions inutiles.
Analyse de Laetitia Muasi, cadre de l’UNC de vital kamhere et médecine des hôpitaux en RDC :
Le Grand Kasaï, région riche en diversité culturelle, linguistique et ethnique, regroupe des peuples tels que les Lubas, Luluas, Tshokwe, Pendes, Bashilele, Baketes, Tetelas, et Songes. Assimiler tout Kasaïen à un Luba est une généralisation réductrice. De plus, la stigmatisation des Kasaïens, accusés d’être instrumentalisés pour des fins politiques, relève d’un discours incendiaire, loin des valeurs de cohésion nationale.
Depuis l’accession du président Tshisekedi, aucune manifestation de l’opposition n’a été réprimée spécifiquement par des ressortissants du Kasaï. En 2024, plus de dix manifestations d’opposition ont été autorisées et encadrées par la police nationale. Plutôt que de mobiliser sur des thématiques politiques de fond, certains leaders optent pour des discours clivants, mettant en péril l’unité nationale.
En conclusion, cette actrice politique pense que : L’échéance présidentielle prochaine appelle à un débat d’idées constructif et non à une instrumentalisation des divisions ethniques. Le Congo, riche de sa diversité, ne saurait progresser dans un climat de méfiance mutuelle. Il est impératif de préserver le tissu national et de rappeler que toute élévation politique relève du mérite et de la volonté divine.
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