À Kananga, ce jeudi 2 janvier 2025, le secrétariat exécutif provincial de l’Union sacrée a renouvelé son soutien au président Félix Tshisekedi et au gouverneur Joseph Moïse Kambulu Nkonko, contesté depuis la visite présidentielle dans la province. Des appels à sa démission émanent de l’UDPS et d’un groupe se réclamant de l’Union sacrée. Le rappel récent du gouverneur Kambulu à Kinshasa pour consultations par le ministre de l’Intérieur a exacerbé les tensions.
Lors d’une déclaration publique, Mme Mado Kambeta, secrétaire exécutive du comité provisoire de l’Union sacrée à Kananga, a rejeté la légitimité du groupe demandant la démission du gouverneur. Selon elle, ce comité a été désavoué depuis mai 2024 pour « mauvaise gestion, incompétence et immobilisme ».
Réaffirmant le soutien au gouverneur Kambulu, Mme Kambeta a salué son engagement à répondre aux attentes de la population, comme illustré lors du briefing presse organisé à Kananga par le ministre Patrick Muyaya pendant la visite présidentielle. Elle a également mis en garde contre « les groupuscules diffusant des messages hostiles sur les réseaux sociaux et dans les médias ».
Cette déclaration a été appuyée par plusieurs partis politiques, dont un représentant de l’UDPS arborant les insignes du parti, confirmant une fracture interne au sein de la coalition.
L’actualité au Kasaï Central reste marquée par la sortie médiatique de Moïse Kambulu, qui, lors de la visite présidentielle, avait dénoncé l’abandon de la province. « Rien n’est fait ici. La province est abandonnée », avait-il déclaré aux côtés des ministres Patrick Muyaya et Alexis Gisaro, mettant en lumière les défis structurels du Kasaï Central.
Cette crise interne de l’Union sacrée pourrait bien redéfinir les équilibres politiques dans une province stratégique pour les échéances électorales à venir.
Rédaction
