La crise qui secoue le secteur minier artisanal à Kolwezi continue d’avoir des conséquences sur la population. Ce mercredi, plusieurs écoles de Manika, Duir, Luilu, Kapata, Musonoie et Kasulo ont renvoyé leurs élèves, alors que des actes de violence et des pillages sont signalés depuis le début de la semaine.

Les premiers incidents ont été rapportés lundi à Luilu, où plusieurs personnes auraient été grièvement blessées. Des informations faisant état de pertes en vies humaines circulent également, sans qu’un bilan officiel ne permette, à ce stade, de les confirmer. Mardi, les violences se sont poursuivies à Kapata, avec de nouveaux blessés graves.

Sur le terrain, les dégâts touchent aussi bien les habitations que les petites activités commerciales. Des maisons et des kiosques ont été incendiés, des commerces d’alimentation pillés et des bus de transport en commun caillassés et endommagés. L’aggravation des troubles ce mercredi entretient la peur parmi les habitants et perturbe la circulation dans plusieurs secteurs.

Le secteur éducatif subit lui aussi les répercussions de cette situation. La libération anticipée des élèves dans plusieurs établissements vise à limiter leur exposition aux risques liés aux manifestations. Pour les parents, cette interruption des cours s’ajoute aux difficultés de déplacement et aux inquiétudes concernant la sécurité de leurs familles.

À l’origine de la contestation, les creuseurs artisanaux dénoncent les difficultés rencontrées dans la commercialisation de leurs minerais, dans un contexte de contrôles visant les entités de traitement et les comptoirs d’achat. Ils attendent notamment des solutions durables concernant leurs conditions de travail et l’accès aux zones d’exploitation artisanale.

Mardi, la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saini, a rencontré des représentants de jeunes de Luilu afin d’échanger sur la situation. Cependant, les incidents rapportés depuis lors montrent que la crise reste préoccupante.

L’urgence est désormais de protéger les habitants, de mettre fin aux destructions et de permettre la reprise normale des cours et des activités économiques. En attendant un bilan officiel consolidé, l’ampleur exacte des pertes humaines et matérielles reste à établir.

La rédaction

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