Le parti politique Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC), cher à l’honorable Constant Mutamba, traverse une nouvelle zone de turbulences. Fidel Fido Saïd El Omar, désormais ex-secrétaire général du parti, a officiellement annoncé sa démission à travers une lettre adressée au président national ad intérim, Van Kapenga Kabundi Walesa. Il y dénonce une gestion qu’il qualifie d’autoritaire, opaque et excluante.

Dans sa correspondance, l’ancien numéro deux de la NOGEC évoque une mise à l’écart délibérée et un étouffement systématique de ses initiatives. Il fustige l’absence de concertation, le non-respect de la hiérarchie et une direction intérimaire qu’il accuse de fonctionner en vase clos, sans considération pour les structures établies du parti.

« Je suis parti pour garder ma dignité », écrit Fidel Fido Saïd. « Lorsqu’on construit avec foi et engagement, et que d’autres viennent tout écraser avec arrogance et mépris, le choix le plus responsable est de partir. »

Un engagement de terrain passé sous silence

Dans sa déclaration, Fidel Fido Saïd rappelle avoir investi temps, énergie et moyens personnels pour l’implantation de la NOGEC dans plusieurs provinces stratégiques, notamment le Haut-Katanga, le Lualaba, le Kasaï Oriental, le Kasaï Central et le Tanganyika, ainsi qu’au sein de la diaspora congolaise en Belgique, France, États-Unis, Australie, Suède et Afrique du Sud.

Selon lui, ces efforts auraient été ignorés par l’actuelle direction intérimaire, qui aurait pris des décisions unilatérales sans consulter les structures locales ni reconnaître le travail accompli sur le terrain.

Militants marginalisés et climat de tensions

L’ex-secrétaire général se dit également préoccupé par le sort réservé aux interfédéraux et militants qu’il avait mobilisés autour du projet politique de la NOGEC. Il affirme que plusieurs d’entre eux seraient aujourd’hui marginalisés, intimidés ou écartés par le nouveau comité mis en place après l’acquisition du siège national à Kinshasa.

« Ces hommes et ces femmes qui ont cru au message et porté l’idéologie du parti sur le terrain sont aujourd’hui humiliés par ceux qui n’y ont jamais cru ni milité », déplore-t-il.

Fidélité à l’autorité morale du parti

Malgré cette rupture, Fidel Fido Saïd affirme conserver un profond respect pour l’honorable Constant Mutamba, président national et autorité morale du parti, actuellement détenu.

« Je n’ai aucun différend avec lui. Mon départ est une protestation contre le système installé en son absence. Je lui souhaite force, liberté et clairvoyance afin de reprendre pleinement les rênes du parti », précise-t-il.

Il exprime par ailleurs son indignation face au traitement réservé aux délégués de la diaspora, notamment ceux de NOGEC Europe, venus manifester leur solidarité à l’endroit de l’autorité morale du parti.

« C’est une humiliation de trop. Des compatriotes venus de loin pour soutenir notre leader ont été reçus avec froideur par la direction intérimaire. Cela révèle un grave déficit de vision unificatrice », estime-t-il.

Pour Fidel Fido Saïd, ces attitudes traduisent un climat de fermeture et d’exclusion au sommet du parti, accentuant la fracture entre la base militante et la direction actuelle.

La rédaction

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