Plus de cinq cents personnes disent avoir été victimes d’une présumée escroquerie impliquant la plateforme numérique dénommée JMO, dans le territoire d’Ilebo, province du Kasaï. Les abonnés concernés expriment une profonde frustration et pointent du doigt une certaine Madame Christiana Pizzola, présentée comme manager de cette entreprise, qu’ils accusent d’être à l’origine de cette situation.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le secteur Sud Banga est le plus durement touché. Des dizaines de familles affirment y avoir investi des sommes importantes, aujourd’hui bloquées en raison de l’inaccessibilité du site de la plateforme. Cette situation, survenue en pleine période des festivités de fin d’année, suscite une vive inquiétude parmi les abonnés.
Les victimes indiquent avoir adhéré à JMO à la suite de la signature d’un contrat avec une personne non identifiée, facilitée par un lien de souscription largement partagé dans la communauté. Depuis lors, toute tentative de connexion à la plateforme demeure infructueuse, sans aucune communication officielle de la part des responsables.
Contactée par les abonnés, Madame Christiana Pizzola reste jusqu’à présent injoignable, renforçant les soupçons autour de cette affaire. Face à cette situation, un appel pressant est lancé aux autorités compétentes afin qu’elles s’impliquent pour identifier et interpeller les responsables de cette entreprise qui, selon certaines sources locales, serait basée aux États-Unis.
D’après les informations recueillies, la plateforme JMO avait pour objectif affiché d’accompagner les entrepreneurs débutants ou confirmés, en leur fournissant des ressources et un soutien pour le développement de leurs projets. Depuis janvier 2025, un nombre croissant de jeunes et de pères de famille avait rejoint cette initiative, espérant améliorer leurs conditions de vie à travers des investissements numériques.
L’arrêt brutal des activités de la plateforme a provoqué une vague d’indignation et de désespoir au sein de la population locale, mettant en lumière les risques liés aux investissements numériques non réglementés et le besoin d’une vigilance accrue face à ce type d’offres.
David Kawanga
