Dans un message publié sur son compte Facebook, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, a insisté sur le caractère urgent et irréversible de la démarche.
Patrick Muyaya : « Aucun statu quo n’est compatible avec l’objectif de paix »
Citant un extrait du communiqué officiel du Gouvernement, Patrick Muyaya a déclaré :
« Le Gouvernement soutient qu’aucun statu quo n’est compatible avec cet objectif de paix : le processus engagé vise à créer, dans les plus brefs délais, les conditions d’un changement réel et mesurables pour les populations affectées. »
Cette affirmation vient renforcer le message déjà exprimé par Kinshasa après la signature de l’accord-cadre, présenté comme une étape essentielle vers une paix juste, inclusive et durable dans l’Est de la RDC.
Une signature qui ouvre un nouveau cycle de négociations
L’accord conclu le 15 novembre 2025 à Doha prévoit notamment :
L’arrêt des combats entre les forces gouvernementales et les rebelles de l’AFC/M23,
La mise en œuvre progressive de plusieurs protocoles, incluant des mesures humanitaires, la cessation complète des hostilités et la libération de certains détenus,
La poursuite des négociations techniques sous la supervision de l’État du Qatar.
Pour le Gouvernement, cette démarche représente un engagement ferme et un changement d’approche visant à sortir définitivement la région de l’instabilité.
Un message adressé directement aux populations impactées
À travers la communication de Patrick Muyaya, le Gouvernement souhaite réaffirmer sa volonté d’obtenir des résultats rapides et tangibles. Il s’agit, selon Kinshasa, de mettre en place des mécanismes capables d’améliorer concrètement la sécurité, la mobilité et les conditions de vie des populations de l’Est.
Le porte-parole du Gouvernement insiste ainsi sur une dynamique nouvelle, qui ne tolère ni inertie ni recul : la priorité est désormais la traduction immédiate des engagements en actions visibles sur le terrain.
Un processus sous haute attention
Alors que les pourparlers techniques doivent se poursuivre à Doha, les attentes sont grandes tant au niveau national qu’international. Les observateurs appellent à une application stricte des mesures convenues et à une implication continue de toutes les parties.
Pour les millions de Congolais touchés par le conflit, cet accord et les engagements publiquement réaffirmés par les autorités constituent une lueur d’espoir, même si la route vers une paix durable demeure complexe.
Hypolitte Diulu
