Alors que le Gouvernement congolais présente l’accord-cadre signé le 15 novembre à Doha avec l’AFC/M23 comme une avancée majeure pour la paix, l’opposant Delly Sesanga rejette fermement cette lecture.
Dans une publication sur Facebook, il estime que ce nouvel engagement n’apporte rien de concret :
« Encore un accord de principe qui se superpose à celui du 27 juin. Un accord de principe sur un autre accord de principe ne vaut rien ! C’est un vœu pieux. »
Pour Sesanga, l’accumulation de textes sans application réelle “masque mal les limites des processus de Doha et Washington”. Il appelle à “sortir du déni” et à engager un dialogue inclusif, seule solution, selon lui, pour mettre fin à la crise.
L’opposant met en garde contre les conséquences actuelles :
une bunkerisation du pouvoir à Kinshasa,
et une balkanisation continue de l’Est.
Un point de vue qui contraste fortement avec celui du Gouvernement, qui affirme vouloir obtenir des changements “réels et mesurables” grâce à cet accord.
Hypolitte Diulu
