La signature, ce samedi 15 novembre 2025 à Doha, d’un accord entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et le mouvement armé AFC/M23 sous la médiation du Qatar marque une avancée diplomatique majeure dans les efforts visant à restaurer la paix dans l’Est du pays. Le parti politique NOGEC, membre de l’opposition républicaine, a réagi à travers son secrétaire général Fidel Fido Saïd El Omar en saluant cette initiative tout en appelant à un processus plus inclusif.
Selon la NOGEC, cette étape importante ne saurait conduire à une paix durable sans une participation équitable de toutes les forces politiques et sociales du Congo. Le parti dénonce notamment l’exclusion persistante de l’opposition républicaine dans les décisions clés touchant à l’avenir du pays.
« Il est incohérent de parler de dialogue national sans inclure les voix représentatives qui incarnent la République et le peuple. La paix ne se construit pas uniquement avec ceux qui ont pris les armes, mais aussi avec ceux qui ont choisi la voie des institutions pour défendre les intérêts de la Nation », souligne Fidel Fido Saïd El Omar.
Au cœur de ces préoccupations se trouve également la situation de Constant Mutamba, président national de la NOGEC, détenu depuis plusieurs semaines. Le parti exige sa libération immédiate, estimant que son arrestation est arbitraire et motivée par des considérations politiques.
« Il est paradoxal de négocier avec des mouvements rebelles pendant que les défenseurs pacifiques de la République, à l’instar de Mutamba, croupissent en prison. Cette sélectivité dans les interlocuteurs fragilise la cohésion nationale et expose le pays à des équilibres précaires », poursuit le secrétaire général.
La NOGEC appelle à une reconfiguration inclusive du processus de paix, associant majorité, opposition républicaine, société civile et confessions religieuses, afin que le dialogue ne soit pas réservé aux groupes armés mais accessible à toutes les composantes nationales.
Le parti met également en garde contre tout accord qui négligerait les causes profondes du conflit dans l’Est, notamment la justice transitionnelle, la protection des frontières et la lutte contre l’impunité pour les crimes graves.
Samuel Mulenda
