La deuxième Semaine nationale du climat (SENAC2), organisée du 26 au 30 octobre 2026 à Kinshasa, s’est clôturée par une déclaration finale dénommée « Déclaration de Kinshasa ». À travers ce document, les participants plaident pour la mise en place d’un marché carbone congolais crédible, transparent et conforme aux exigences internationales, tout en restant placé sous un leadership national clairement défini.
Placée sous le thème « La RDC à l’ère des marchés carbone : souveraineté climatique, opportunités pour tous et prospérité partagée », cette deuxième édition s’est tenue sous le très haut patronage du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans leur déclaration finale, les participants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance du marché carbone en République démocratique du Congo, afin de garantir sa crédibilité et de permettre au pays de tirer pleinement profit de ses ressources naturelles dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques.
Ils ont également reconnu le rôle essentiel des communautés locales et des peuples autochtones dans la conservation des forêts et la valorisation des ressources naturelles. À cet effet, ils ont souligné leur droit à une participation active aux initiatives liées au marché carbone, ainsi qu’à un partage équitable des bénéfices générés.
Par ailleurs, les participants ont mis l’accent sur l’intégrité environnementale, sociale et comptable des projets carbone. Ils estiment que leur mise en œuvre doit reposer sur des données fiables, des mécanismes de suivi rigoureux et une traçabilité efficace, afin notamment de prévenir le double comptage des crédits carbone.
À travers la Déclaration de Kinshasa, les acteurs réunis à cette rencontre entendent ainsi poser les bases d’un marché carbone congolais répondant aux standards internationaux, tout en préservant la souveraineté nationale et les intérêts des populations locales.
La SENAC2 aura donc constitué un cadre de réflexion et d’échanges sur les opportunités qu’offre le marché carbone à la RDC, mais également sur les exigences de transparence, de gouvernance et de justice sociale nécessaires à sa réussite.
Jean–Paul Kanku
