Le village Mudiandabu, situé dans le groupement de Bena Musenga 2, territoire de Tshikapa (chef-lieu Kamonia), dans la province du Kasaï, est confronté à une crise humanitaire silencieuse. À la pénurie persistante d’eau potable s’ajoute un manque criant d’infrastructures de base, notamment des toilettes publiques, un centre de santé et une maternité.

Le constat a été dressé ce mercredi 29 juillet 2026 par notre correspondant Jean-Paul Kanku Ngindu, au terme d’une descente sur le terrain. Sur place, la détresse des habitants est palpable. Ces derniers vivent dans des conditions précaires, sans accès adéquat à des services essentiels.

Selon Kumande Mudiandabu, chef de groupement de Bena Musenga 2, la situation ne cesse de se détériorer. « La population fait face à une pénurie d’eau potable depuis plusieurs mois. Les femmes et les enfants sont contraints de parcourir plusieurs kilomètres pour s’approvisionner dans les villages voisins. Nous lançons un cri d’alarme aux autorités et aux organisations humanitaires pour la réalisation d’un forage », a-t-il déclaré.

Dans ce village enclavé, l’absence d’eau potable complique davantage le quotidien déjà difficile des habitants. Faute de mieux, ils consomment l’eau des marigots, souvent insalubre, avec des conséquences directes sur leur santé.

« Nous n’avons plus d’eau potable depuis plusieurs mois. Nous buvons l’eau des marigots qui nous rend malades », témoigne Verro Tshibola, une habitante rencontrée sur place.

À cette situation s’ajoute le manque d’infrastructures sanitaires. Le village ne dispose ni de toilettes publiques adéquates, ni de centre de santé fonctionnel, encore moins d’une maternité. Les femmes enceintes sont ainsi contraintes de parcourir de longues distances pour accoucher, souvent dans des conditions risquées.

L’absence de latrines expose également la population à des problèmes d’hygiène, aggravant les risques de propagation de maladies hydriques et infectieuses, particulièrement en cette période de saison sèche où les sources d’eau se raréfient.

Jean-Paul Kanku

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