Kamabanji, territoire de Tshikapa Située à environ 165 kilomètres de la ville de Tshikapa et à 85 kilomètres de Kamonia, la cité de Kamabanji fait face à une grave pénurie d’eau potable, une situation qui expose sa population à de nombreuses maladies hydriques.

Dans cette localité enclavée du Kasaï, l’accès à l’eau potable demeure un véritable parcours du combattant. Les habitants, en majorité des femmes et des enfants, sont contraints de parcourir plusieurs kilomètres chaque jour pour s’approvisionner en eau, souvent dans des sources non sécurisées.

Cette réalité alarmante favorise la propagation de maladies d’origine hydrique telles que la diarrhée, la typhoïde ou encore le choléra, fragilisant davantage une population déjà vulnérable.

Contactée par la rédaction de Tshikapanews.net, Charlotte Muela, habitante de la cité, dénonce l’abandon dont souffre Kamabanji depuis plusieurs années.

« À chaque période électorale, notre cité se remplit de candidats qui promettent de nous représenter et d’améliorer nos conditions de vie. Mais une fois élus, ils disparaissent et Kamabanji continue de souffrir sans aucune assistance », regrette-t-elle.

Face à cette situation, les habitants lancent un appel pressant aux autorités provinciales et nationales, ainsi qu’aux partenaires au développement, afin de trouver des solutions durables pour l’approvisionnement en eau potable dans la région.

L’installation de forages, la réhabilitation des points d’eau existants et la mise en place de systèmes d’adduction d’eau figurent parmi les principales recommandations évoquées par la communauté locale.

En attendant des actions concrètes, la population de Kamabanji continue de vivre dans des conditions précaires, espérant que ses cris de détresse seront enfin entendus.

Jean-Paul Kanku

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