La session ordinaire de l’Examen d’État édition 2026 s’ouvre ce lundi 22 juin dans un contexte marqué par une réforme majeure du système de correction en République démocratique du Congo. Déjà opérationnels, les centres de scannage et de correction de Lubumbashi et Mbuji-Mayi donnent le ton de cette nouvelle organisation axée sur la modernisation et la décentralisation.
Dans la même dynamique, les villes de Gemena, Tshikapa, Butembo et Kisangani intègrent progressivement ce dispositif innovant, marquant ainsi une avancée significative dans la gestion des copies à l’échelle nationale, selon les annonces du ministère de l’Éducation nationale.
Chaque année, des milliers de copies issues des salles d’examen, chargées d’espoirs pour les finalistes, alimentent la chaîne de correction. Désormais, ces documents ne sont plus systématiquement acheminés vers Kinshasa. Ils sont orientés vers des centres de proximité où ils sont vérifiés, classés puis numérisés grâce à un système modernisé.
Selon le ministère, cette réforme introduit notamment un mécanisme de correction automatisée appuyé par l’intelligence artificielle. L’objectif est clair, accélérer considérablement le traitement des copies tout en renforçant la transparence et la fiabilité des résultats.
Ainsi, un processus qui nécessitait autrefois jusqu’à 45 jours pourrait désormais être réduit à seulement trois jours. Une performance qui, si elle se confirme, constitue une véritable révolution dans l’organisation de l’Examen d’État en RDC.
Cette nouvelle géographie de correction illustre la volonté des autorités éducatives de rapprocher les services des candidats, tout en s’appuyant sur les outils technologiques pour améliorer l’efficacité du système éducatif national.
Jean-Paul Kanku
