La multiplication des marchés pirates dans la ville de Tshikapa continue de susciter des inquiétudes parmi les habitants, particulièrement les femmes commerçantes qui dénoncent des taxes multiples et des conditions de travail de plus en plus difficiles.

Rencontrée au mini-marché de Tander à Kele, dans la commune de Mabondo, Madame Bimamsha Charlotte, vendeuse de poissons congelés communément appelés « mpiodi », déplore la situation qu’elle traverse au quotidien.

« Nous rencontrons beaucoup de difficultés dans ce mini-marché. Lorsque j’achète un demi-carton de poissons congelés, je dois payer 1 000 FC au propriétaire de la parcelle et 500 FC pour le ticket de la commune, sans compter d’autres paiements exigés chaque jour. Ce que nous gagnons ne suffit plus à nourrir nos familles », a-t-elle confié à Jean-Paul KANKU.

Cette commerçante appelle les autorités provinciales et urbaines à construire davantage de marchés modernes afin d’encadrer les activités commerciales et d’alléger les charges imposées aux petits vendeurs.

Selon plusieurs habitants, la ville de Tshikapa ne dispose actuellement que de deux grands marchés publics, notamment le marché de Kamalenga et le marché moderne de Tshikapa, une situation qui favoriserait la prolifération des marchés pirates dans plusieurs communes de la ville.

Face à cette réalité, de nombreuses voix s’élèvent pour demander aux autorités compétentes de trouver des solutions durables afin d’améliorer les conditions de travail des commerçants et renforcer l’organisation du secteur informel dans la ville.

Jean-Paul KANKU

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