La situation politique reste tendue ce vendredi 8 mai à Matadi, où des militants du parti Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS Tshisekedi) sont descendus dans les rues pour exprimer leur désaccord face à la réhabilitation de Papy Mantezolo au poste de président de l’Assemblée provinciale du Kongo Central.
Selon plusieurs cadres locaux de l’UDPS, cette décision judiciaire est perçue comme un bouleversement de l’ordre institutionnel provincial. Les militants dénoncent une réhabilitation qu’ils jugent « incomprise » et « politiquement sensible », estimant qu’elle fragilise la stabilité de l’organe délibérant.
La contestation prend également une dimension interne au parti présidentiel. Le député provincial Victor Nsuami, actuel président de l’Assemblée provinciale et président fédéral de l’UDPS à Matadi, est directement concerné par ce réaménagement institutionnel.
Son éventuel départ du perchoir suscite une vive émotion au sein de la base militante, qui considère qu’il incarne actuellement la représentation du parti dans la gestion provinciale.
Une mobilisation encadrée mais expressiveDans les rues de Matadi, les militants ont exprimé leur colère à travers des chants, pancartes et slogans hostiles à la décision. La mobilisation, bien que contenue, traduit un climat politique électrique au sein de la capitale du Kongo Central.
Cette crise met en lumière les tensions persistantes entre décisions judiciaires et réalités politiques locales. À Matadi, les regards restent désormais tournés vers les autorités provinciales et nationales, appelées à apaiser une situation qui risque de s’enliser si aucun compromis politique n’est trouvé.
La Rédaction
