Dans le groupement incorporé de Shamusanda, situé au village Tshimuishi dans la province du Kasaï, les habitants vivent depuis plusieurs années une situation alarmante liée au manque d’accès à l’eau potable. En l’absence de forages et d’infrastructures modernes, la population est contrainte de recourir à des sources d’eau insalubres, mettant en péril sa santé et ses conditions de vie.
Sur place, les témoignages convergent vers un constat inquiétant. La consommation d’eau non traitée a entraîné une recrudescence des maladies hydriques, notamment la diarrhée et diverses infections liées à la contamination. Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’accès aux soins de santé demeure limité, aggravant la vulnérabilité des habitants.
Les femmes enceintes figurent parmi les plus exposées. Faute de structures sanitaires adéquates, elles sont souvent contraintes d’accoucher dans des conditions précaires, avec des risques élevés pour leur santé et celle de leurs nouveau-nés.
Face à cette crise qui perdure, les habitants de Shamusanda haussent le ton. Ils lancent un appel pressant aux autorités provinciales, en particulier aux députés du Kasaï ainsi qu’à la ministre provinciale de la Santé, Odette Nkama. La population réclame des actions concrètes et urgentes, notamment la construction de forages d’eau potable et l’installation d’infrastructures sanitaires adaptées.
Jean-Paul KANKU
