Dans la province du Kasaï, l’axe Tshikapa–Ngombe–Muyeji se dégrade à un rythme alarmant, mettant en péril la survie économique de plusieurs villages riverains. Jadis essentiel pour les échanges commerciaux, ce tronçon routier est aujourd’hui fortement endommagé, au point de devenir impraticable sur plusieurs portions.
Des têtes d’érosion de plus en plus profondes rongent la chaussée, compliquant sérieusement la circulation des personnes et des biens. À Matshibola, dans le groupement de Mbuluwaya, le notable Chef Malu lance un appel pressant aux autorités provinciales. Il plaide pour une intervention urgente afin de désenclaver cette zone en détresse.
Sur le terrain, les conséquences sont déjà visibles. Selon plusieurs sources locales, les populations de cet axe vivent essentiellement de l’agriculture et de l’exploitation artisanale du diamant. Mais l’état de la route empêche désormais l’acheminement des produits vers la ville de Tshikapa. Maïs, manioc et autres denrées périssent dans les champs, faute de débouchés commerciaux.
Cette situation fragilise davantage les moyens de subsistance des ménages et accentue la précarité dans les villages concernés. Des observateurs soulignent qu’une réhabilitation rapide de cet axe stratégique pourrait non seulement relancer les activités économiques locales, mais aussi contribuer à atténuer l’insécurité alimentaire dans la région.
En l’absence d’une réponse concrète des autorités, les populations de Tshikapa–Ngombe–Muyeji continuent de subir les effets d’un enclavement croissant, dans une indifférence qui suscite de vives inquiétudes.
Pierre Kandayi
