À Nsumbula, dans la province du Kasaï, une mise au point s’impose après la diffusion d’une correspondance émanant de l’Inspection en chef de la Police judiciaire provinciale. Le document, qui interdit aux Officiers de Police Judiciaire (OPJ) dépourvus de numéro matricule et de statut légal d’exercer, a suscité des inquiétudes au sein de la population.

L’Inspecteur chef de brigade judiciaire de Nsumbula, Crispin Mubenga, précise que cette mesure ne signifie en aucun cas la fermeture du bureau local. Elle s’inscrit plutôt dans l’application stricte des directives prises à Tshikapa, chef-lieu de la province, en vue de réorganiser le fonctionnement des services judiciaires.

Dans cette optique, les OPJ ne remplissant pas les conditions administratives requises sont temporairement écartés de certaines prérogatives. Ils ne sont plus autorisés à auditionner des prévenus ni à signer des procès-verbaux, en attendant la régularisation de leur situation. En revanche, les Agents de Police Judiciaire (APJ) poursuivent normalement leurs activités, garantissant ainsi la continuité du service public.

Face aux inquiétudes, Crispin Mubenga se veut rassurant et appelle au calme. Il invite la population à maintenir sa confiance envers les forces de l’ordre et à collaborer activement dans le respect de la loi. Il encourage également les citoyens à dénoncer tout cas d’abus ou de corruption.

Cette décision, souligne-t-il, vise à assainir le secteur, améliorer la qualité des services judiciaires et renforcer la crédibilité des institutions auprès des citoyens. Dans la même dynamique, il annonce la suspension des sous-détachements non conformes aux nouvelles exigences réglementaires.

Les autorités s’engagent à accélérer le processus de régularisation des OPJ concernés afin de rétablir pleinement leurs fonctions dans les meilleurs délais.

Sylvain Kalenga

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