L’opposant congolais Seth kikuni a vivement dénoncé, ce mardi 18 novembre, la rétention de son passeport par les services de l’État, qu’il qualifie d’arbitraire et illégale. Dans un message publié sur son compte Facebook, il déclare que cela fait 31 jours que la Direction Générale de Migration (DGM) conserve son passeport sans justification, à la suite de son arrestation à l’aéroport international de N’djili par l’Agence Nationale de Renseignements (ANR).
« Rendez-moi mon passeport », a-t-il lancé, accusant les autorités de violer son droit constitutionnel à la libre circulation, garanti notamment par l’article 30 de la Constitution de la RDC. Il affirme que ses démarches pour récupérer ce document se sont heurtées à des propositions indécentes, du chantage et des intimidations, sans qu’aucune notification légale ne lui soit transmise.
Dans sa déclaration, l’opposant invoque également des textes internationaux, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, pour appuyer son argumentaire. Il se réserve le droit de saisir la justice pour obtenir réparation face à ce qu’il qualifie d’abus de pouvoir.
Ce cas relance le débat sur le respect des droits civils et politiques en RDC, et particulièrement sur les libertés des acteurs politiques.
Lucien Prince POCKY
