Une marche pacifique a réuni ce vendredi plusieurs enseignants du territoire de Luebo, dans la province éducationnelle Kasaï 1, venus réclamer le paiement de deux mois d’arriérés de salaires, ceux de septembre et d’octobre.

Les manifestants, rassemblés dans les principales artères de Ndjoko Punda, dénoncent également la gestion jugée opaque de Caritas Luebo, structure chargée de la paie, et exigent la délocalisation du service vers une banque commerciale basée à Tshikapa. Ils contestent en outre le prélèvement non justifié de 2 000 francs congolais opéré sur leurs salaires par l’institution payeuse.

Selon Amis Ndjoko, coordonnateur sectionnaire de l’Encadrement de la Jeunesse Congolaise (EJC-ASBL) à Ndjoko Punda, qui a accompagné la marche, la situation traduit une profonde négligence des autorités provinciales face à la souffrance des enseignants. Il déplore ce qu’il qualifie de “maltraitance institutionnalisée” infligée aux professionnels de la craie blanche.

« Je ne comprends pas pourquoi le gouverneur de province, le ministre provincial de l’Éducation et toutes les autorités compétentes restent indifférents face à cette injustice. Ces enseignants, déjà sous-payés, ne méritent pas d’être victimes de telles pratiques. La Caritas Luebo dépend du Kasaï central, or la province du Kasaï n’est pas un territoire de Kananga. Cette situation humiliante doit cesser », a-t-il déclaré.

Les enseignants de Luebo appellent à une réaction urgente des autorités provinciales et nationales afin de mettre fin à ce qu’ils qualifient de “gestion discriminatoire” de leur paie. Plusieurs sources locales affirment que les retards et les ponctions non justifiées sur les salaires persistent depuis plusieurs années, sans qu’aucune mesure corrective n’ait été prise jusqu’à présent.

Bosco Yamba Kakenga

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