Le commissariat de la Police nationale congolaise (PNC) du secteur Sud-Banga, dans le territoire d’Ilebo (province du Kasaï), fait face à une grave carence en effectifs depuis plusieurs années, au grand désarroi de la population locale qui appelle à une implication urgente des autorités à tous les niveaux.

Selon plusieurs sources concordantes, la quasi-absence des agents de l’ordre s’expliquerait par les conditions sociales précaires auxquelles ils sont confrontés. Certains policiers rencontrés sur place, ayant requis l’anonymat, évoquent un manque criant de motivation et une mauvaise gestion des moyens disponibles.

> « Au sous-commissariat de Karuru, un seul élément est affecté depuis trois ans, alors que cette juridiction couvre plus d’une dizaine de villages, notamment Bushongo Ibara, Biyenge, Kilembe, Mayala, Ngomambimbi et Matundu », confie une source locale.

Les quelques policiers encore en poste dénoncent un abandon progressif du secteur sécuritaire à Sud-Banga, estimant qu’il devient difficile d’assurer la mission régalienne de protection des personnes et de leurs biens sans moyens logistiques, ni accompagnement financier adéquat.

« Comment pouvons-nous garantir la sécurité sans motivation ? », s’interrogent-ils, pointant du doigt une gestion opaque de certaines ressources au sein de la PNC.

Cette situation met en péril la sécurité des habitants du territoire d’Ilebo, déjà fragilisée par d’autres défis socio-économiques. Pour y remédier, une nouvelle mise en place des commandants dans certains sous-commissariats serait à l’étude, selon des sources internes à la PNC Sud-Banga.

En attendant des solutions concrètes, la population locale appelle les autorités territoriales, provinciales et nationales à agir rapidement afin de restaurer la présence policière et garantir l’accès à la justice — considérée comme un pilier essentiel du développement local.

David Kawanga

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *