Une nouvelle épidémie d’Ebola déclarée à Bulape, dans le territoire de Mweka (province du Kasaï)
Déjà 16 décès enregistrés, dont 4 agents de santé
Aucune mesure officielle prise localement jusqu’ici
Le journaliste Pierre Kandayi appelle à la vigilance et au respect strict des mesures barrières
⚠️ Une situation préoccupante
La zone de santé de Bulape, dans le territoire de Mweka, est actuellement confrontée à une flambée de la maladie à virus Ebola, officiellement déclarée par les autorités sanitaires nationales le 4 septembre 2025.
Selon les premiers bilans communiqués par les services du ministère de la Santé publique, on compte :
28 cas suspects
16 décès confirmés
Parmi les victimes, 4 agents de santé, ce qui souligne la gravité de la situation.
Le cas index serait une femme enceinte de 34 ans, décédée fin août à l’hôpital général de Bulape après avoir présenté des symptômes caractéristiques d’Ebola.
🛑 Aucune mesure locale officielle pour l’instant
Malgré la gravité des faits, aucune décision officielle n’a encore été prise par les autorités locales ou provinciales pour restreindre les mouvements, contrôler les points d’entrée, ou limiter les rassemblements. Les routes d’accès à Bulape restent ouvertes, y compris pour les voyageurs en provenance d’autres zones touchées.
🗣️ Une voix s’élève : Pierre Kandayi appelle à la responsabilité
Dans cette atmosphère d’attente et d’incertitude, le journaliste Pierre Kandayi, basé dans la région, lance un appel citoyen fort :
> « Face à l’inaction locale, il est de notre devoir en tant que journalistes et citoyens d’alerter, de prévenir et de proposer. La protection de la population ne peut pas attendre. »
Il recommande notamment :
La limitation volontaire des déplacements depuis ou vers les zones suspectes, notamment en provenance du territoire de Mweka
Le respect rigoureux des gestes barrières :
Lavage régulier des mains
Éviter les contacts physiques inutiles
Port du masque en lieux publics
Refus des soins traditionnels non encadrés
La déclaration immédiate de tout cas suspect via les structures sanitaires ou le numéro vert national <<151>>
🔎 Une gestion encore floue, mais une mobilisation attendue
Des équipes d’intervention rapide ont été dépêchées dans la région avec l’appui de l’OMS, qui a déjà acheminé des équipements de protection et des doses du vaccin Ervebo, destinées aux contacts à risque et au personnel de santé.
Mais pour Pierre Kandayi, cela ne suffit pas :
> « Tant que les communautés locales ne sont pas pleinement impliquées, tant que les autorités locales ne prennent pas de mesures concrètes, le virus continuera de circuler silencieusement. »
📢 Un appel à l’action sans panique
L’objectif de cette tribune n’est pas de semer la peur, mais d’anticiper, d’informer, et surtout de protéger. Kandayi insiste sur le rôle de la population :
> « Nous ne devons pas attendre que les barrières tombent du ciel. Protégeons nos familles, nos villages, nos marchés. Le virus ne se déplace pas tout seul : ce sont nos mouvements qui l’aident.
Situation actuelle Épidémie déclarée à Bulape, 16 morts
Réponse officielle Aucune mesure locale prise à ce jour
Propositions de Pierre Kandayi Respect strict des mesures barrières, restriction volontaire des déplacements, alerte citoyenne
Objectif Prévenir l’extension de l’épidémie avant qu’il ne soit trop Tard.
Bulape est à un tournant. Entre le silence des autorités locales et l’urgence sanitaire, il appartient désormais aux citoyens informés, aux leaders communautaires et aux médias engagés d’agir avec lucidité et responsabilité.
Car dans la lutte contre Ebola, la prévention est une victoire silencieuse.
Rédaction
