Samuel Mulenda, économiste politique et l’un des communicateurs de la NOGEC, dénonce fermement le communiqué annonçant un prétendu report du verdict dans l’affaire Mutamba, qu’il soit fixé au lundi 1er ou au mardi 2 septembre. Selon lui, « il n’appartient en aucun cas au Conseil Supérieur de la Magistrature de décider d’un report du prononcé, c’est plutôt aux juges en charge du dossier de le faire », ajoutant que ce message « est monté de toutes pièces pour démoraliser et décourager la population ».
Face à cette tentative de manipulation, Samuel Mulenda appelle la population à rester mobilisée et déterminée en attendant le jugement, initialement prévu pour ce lundi 1er septembre. « Notre flamme doit rester vive, et nous devons exiger justice sans délai. Constant Mutamba est innocent dans cette affaire, l’argent est là, les témoins l’ont blanchi, le peuple congolais et le monde entier observent », insiste-t-il.
« Peuple congolais, jeunesse vaillante, ne cédons pas à la peur ni à la confusion ! Que le verdict du procès Mutamba tombe ce lundi 1er ou mardi 2 septembre, notre mobilisation doit rester intacte. Ce flou sur la date n’est qu’une stratégie pour nous démobiliser et casser notre élan. Restons debout, unis, vigilants et engagés dès lundi matin. La justice ne triomphera que si nous restons constants dans notre engagement. Le combat pour la vérité continue, et c’est ensemble que nous le gagnerons », a déclaré Samuel Mulenda, en mobilisant les jeunes à être aux aguets.
Par ailleurs, Mulenda rappelle que la Constitution congolaise garantit le droit aux manifestations pacifiques. En effet, selon l’article 26 de la Constitution de la RDC : « Le droit de réunion et de manifestation est reconnu à tous les Congolais. L’exercice de ce droit doit se faire dans le respect des lois qui réglementent son exercice. »
« Il est non seulement regrettable, mais juridiquement inacceptable de voir certaines autorités interdire ou réprimer des manifestations sans fondement légal, alors même que les citoyens respectent les procédures d’information requises. » Pour Samuel Mulenda, cette dérive constitue un recul démocratique et un danger pour l’expression citoyenne en RDC.
Il conclut : « Défendre un innocent n’est pas un acte de rébellion, mais un devoir citoyen. »
La Rédaction
