Les cas présumés de violences basées sur le genre (VBG) spécifique l’exploitation et abus sexuels se multiplient dans les institutions provinciales du Kasaï, provoquant une vive inquiétude au sein de la population. Après l’affaire impliquant un questeur de l’Assemblée provinciale, cité par des sources comme auteur d’agression contre une hôtesse, c’est désormais le cabinet du gouvernorat qui se retrouve au centre d’une nouvelle controverse.
Des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux ce jeudi accusent le vice-gouverneur du Kasaï, Djoley Bokele Djoy, d’avoir entretenu une relation intime avec son hôtesse, Madame Nadine Ntumba, qui aurait conduit à une grossesse. Ces allégations se propagent largement dans les rues de Tshikapa, alimentant les débats et les spéculations.
Contacté par nos soins, le vice-gouverneur n’a pas donné suite à nos sollicitations. En revanche, la cellule de communication du gouvernorat a publié une mise au point officielle qualifiant ces informations de « fausses et montées de toutes pièces par un groupe d’individus identifiés qui cherchent à salir l’image de l’autorité provinciale ».
Dans sa déclaration, le service de communication précise que Madame Nadine Ntumba se trouve actuellement à Tshikapa et non à Kinshasa, comme l’affirment certains messages, et qu’elle « n’a jamais entretenu de relations amoureuses avec le vice-gouverneur ». La cellule affirme également que la concernée n’est pas enceinte et que toute cette campagne relèverait d’une stratégie de dénigrement.
Tout en se réservant le droit de porter plainte contre les auteurs et les relais de ces accusations, le gouvernorat met en garde quiconque persisterait à diffuser ces contenus qu’il qualifie de diffamatoires. La population est, par ailleurs, invitée à la vigilance et à « ne pas céder à la manipulation ».
De leur côté, des organisations de défense des droits des femmes appellent les autorités nationales à diligenter des enquêtes et à sanctionner fermement tout responsable qui userait de son pouvoir pour commettre des abus sur les femmes travaillant dans l’administration publique.
Affaire à suivre.
