La cité de Kamako, dans la province du Kasaï, est partiellement isolée depuis ce jeudi 1er mai 2025 après qu’un ravin d’une ampleur exceptionnelle a coupé en deux la route principale menant vers Kamonia. Ce sinistre fait suite à une pluie diluvienne qui s’est abattue sur la région.
Le ravin, qui a pris naissance au niveau de la rivière Kamako, a éventré la chaussée, rendant totalement impraticable le principal axe routier entre Kamako – pôle commercial stratégique à la frontière avec l’Angola – et la localité voisine de Kamonia.
Un axe vital paralysé
Cette route joue un rôle clé dans l’approvisionnement du marché transfrontalier de Tshisanda, facilitant les échanges commerciaux entre la RDC et l’Angola. Sa coupure menace directement l’économie locale et régionale.
Sur place, les habitants parlent d’un « ravin monstrueux » et pointent du doigt l’absence prolongée d’entretien des infrastructures. Plusieurs facteurs sont mis en cause : l’urbanisation anarchique, l’érosion non maîtrisée et surtout la négligence des autorités, locales comme provinciales, à investir dans des politiques durables de gestion des risques environnementaux.
Urgence de réagir
Face à cette situation alarmante, la société civile et les habitants appellent à une intervention immédiate des pouvoirs publics. Ils exigent non seulement la réhabilitation rapide de la route, mais aussi la mise en œuvre de mesures préventives pour éviter d’autres catastrophes similaires.
L’isolement de Kamako, carrefour commercial crucial pour la région, risque d’engendrer des conséquences économiques et sociales majeures si rien n’est fait rapidement.
Willy Tshimanga
