En marge de la table ronde sur l’appropriation collective du GENOCOST, organisée sous le Haut Patronage du Président Félix Antoine Tshisekedi, le Fonds National des Réparations des Victimes (FONAREV) a été invité à s’engager davantage dans l’enquête, l’identification et l’indemnisation des victimes des conflits qui ont ravagé la province du Kasaï, notamment celles des exactions de la milice Kamuena Nsapu.
L’appel a été lancé par Me Alain Tshisungu Ntumba, Président de l’Assemblée provinciale du Kasaï, qui a profité de cet événement, tenu au Centre Culturel de Kinshasa le lundi 31 mars 2025, pour plaider en faveur d’une prise en charge complète des survivants. Il a insisté sur la nécessité d’une réparation individuelle et collective pour les nombreuses familles touchées par les violences meurtrières qui ont endeuillé la région.
Cette intervention a eu lieu en présence de plusieurs personnalités, dont les sénateurs Clément Muboyayi et Gaston Nkole Tshimuanga, respectivement président et vice-président du caucus des sénateurs du Kasaï.
Me Tshisungu a souligné que si la table ronde est avant tout dédiée à la reconnaissance internationale du génocide perpétré en RDC et à la promotion de la paix, elle ne doit pas occulter les souffrances endurées par les populations du Kasaï. Des milliers de familles, selon lui, continuent de porter le poids des violences, des pertes humaines et des destructions causées par les conflits armés.
En clôturant son propos, le président de l’Assemblée provinciale du Kasaï a réaffirmé l’importance d’un engagement national pour soutenir les victimes et renforcer les mécanismes de réparation. « Le FONAREV doit devenir un outil essentiel pour la reconstruction de ces communautés, afin d’offrir aux victimes une véritable opportunité de guérison et de réconciliation », a-t-il conclu.
Vers une prise en charge effective des victimes
La table ronde de Kinshasa marque ainsi une avancée significative dans la reconnaissance des souffrances des populations du Kasaï et dans la mise en place de solutions concrètes pour leur indemnisation. L’appropriation du GENOCOST et la reconnaissance des atrocités passées constituent une étape essentielle vers la justice et la paix durable en République Démocratique du Congo.
Franck Tshilomba
