Alors que l’UDPS traverse une phase de turbulences internes, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) de Joseph Kabila s’organise avec une nouvelle restructuration de son leadership.
Lors d’une matinée politique, Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, a sévèrement critiqué les cadres du parti au pouvoir, les accusant d’avoir mal géré les postes clés obtenus sous la présidence de Félix Tshisekedi. « Beaucoup ont préféré créer des fondations et des associations au lieu de se concentrer sur l’essentiel », a-t-il dénoncé, affirmant que cela a nui au président de la République.
Sur le front sécuritaire, Kabuya a défendu Félix Tshisekedi face aux accusations de trahison, rappelant que les accords avec le M23 avaient été signés sous Joseph Kabila. Il a également rejeté les appels à la démission du président formulés par une partie de l’opposition en Europe. « Félix Tshisekedi ne démissionnera jamais ! » a-t-il martelé devant les militants.
Pendant ce temps, le PPRD de Joseph Kabila affiche une nouvelle dynamique. L’ancien président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a été nommé vice-président du parti, devenant ainsi la deuxième personnalité après Kabila. Emmanuel Ramazani Shadary, candidat malheureux à la présidentielle de 2018, est reconduit au poste de secrétaire général, tandis que Ferdinand Kambere et Lucain Kasongo conservent leurs rôles de secrétaires permanents adjoints.
Cette réorganisation du PPRD intervient dans un contexte politique marqué par les divisions au sein du camp présidentiel et les tensions autour des enjeux sécuritaires et électoraux.
Pierre Kandayi
