Jeudi 06 février 2025 aux premières heures de la matinée, les habitants de Goma ont été contraints de se rendre massivement au stade sous l’ordre de l’AFC/M23. Selon plusieurs témoignages, cette mobilisation forcée s’est déroulée dans un climat de peur et d’oppression, marquant une prise de contrôle totale sur la population. Seuls les enfants de moins de 18 ans, les personnes âgées et les individus en situation de handicap ont été autorisés à rester chez eux.

Dans les quartiers, les maisons sont restées vides, vidées de leurs occupants. « Ils nous ont poussés comme du bétail vers le stade », confie un témoin sous anonymat, décrivant une situation de contrainte absolue.

Un climat d’insécurité exacerbé

Depuis l’occupation de Goma par le M23, la ville fait face à une recrudescence alarmante des actes criminels. La libération des détenus de la prison de Munzenze et l’abandon d’armes par des soldats en retraite ont alimenté le chaos. Des individus armés sèment la terreur, tandis que la population excédée recourt à la justice populaire. Ce matin, quatre présumés bandits ont été lynchés à mort par des habitants en colère.

Un projet de « libération » contesté

De nombreux Gomatraciens dénoncent les véritables intentions du mouvement rebelle. « Nangaa prétend vouloir libérer le Congo, mais ses gardes du corps sont tous des Rwandais », s’indigne un citoyen. Certains estiment que l’AFC/M23 ne mène pas une guerre de libération, mais plutôt une guerre d’occupation visant à l’expansion de l’empire Hima-Tutsi.

La situation reste extrêmement tendue à Goma, où les habitants, livrés à eux-mêmes, tentent de survivre entre oppression et insécurité.

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