Les récentes élections du Conseil Provincial de la Jeunesse en province ont suscité une vive controverse, mettant en opposition le gouverneur Crispin Mukendi et son directeur de cabinet, Faustin Kambala.
L’organisation contestée des élections
Conformément à un arrêté provincial signé par le gouverneur, la ministre provinciale de la Jeunesse a été mandatée pour organiser les élections. Une commission électorale a été mise en place pour superviser le processus. Cependant, des tensions sont apparues lorsque Faustin Kambala a accusé le conseiller en charge de la jeunesse, Dr Dominique TSHIKABU TONTODI, d’avoir agi de manière unilatérale en improvisant l’organisation de ces élections sans autorisation préalable.
Les reproches formulés contre Dr TSHIKABU incluent :
La tenue des élections sans validation officielle de l’autorité provinciale ;
Une présumée perception de cadeaux de candidats, dont l’usage reste flou ;
Une usurpation présumée des pouvoirs dévolus au gouverneur dans l’organisation du scrutin.
En réponse, une suspension préventive a été prononcée à l’encontre de Dr Dominique TSHIKABU, accompagnée d’une procédure disciplinaire.
La défense de TSHIKABU
Joint depuis l’Afrique du Sud, où il séjourne pour des raisons de santé, TSHIKABU Dominique réfute ces accusations :
1. Il affirme que le calendrier et les modalités des élections ont été élaborés par la ministre de la Jeunesse, et que ses appels à suspendre le processus le jour du scrutin sont restés sans réponse.
2. Il dément catégoriquement toute implication dans des actes de corruption : « Qui m’a remis même 100 FC ? ».
3. Il conteste avoir usurpé les pouvoirs du gouverneur.
TSHIKABU conclut en évoquant une injustice à son encontre : « La justice de Dieu existe. »
Appel à la transparence
Les candidats malheureux à ces élections rejettent également les accusations de corruption et appellent le gouverneur et son cabinet à apporter des preuves. Ils demandent la réorganisation du scrutin en cas d’irrégularités avérées.
Malgré plusieurs tentatives, le directeur de cabinet Faustin Kambala n’a pas répondu à nos sollicitations pour clarifier sa position.
Affaire à suivre.
Rédaction
