Prince Epenge, président du mouvement Action pour la Démocratie et le Développement du Congo (ADD Congo), a mobilisé les habitants de la commune de Kimbanseke dimanche 12 janvier 2025 autour d’un appel à rejeter tout projet visant à modifier la Constitution pour permettre un troisième mandat au Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
S’exprimant devant une foule attentive, le leader de l’ADD Congo a exhorté les Congolais à rejoindre la vision de la plateforme Lamuka et de son leader, Martin Fayulu, pour barrer la route à ce qu’il qualifie de « coup d’État constitutionnel ». Il a également dénoncé les agissements de certains partisans du régime en place, qu’il accuse de privilégier leurs intérêts personnels au détriment du peuple.
Démentis et mises au point
Prince Epenge a réfuté les rumeurs selon lesquelles Martin Fayulu aurait rencontré l’ancien président Joseph Kabila dans le cadre d’un arrangement politique. Selon lui, ces accusations sont des « montages orchestrés par les animateurs du régime en place » pour discréditer Lamuka. Il a néanmoins réaffirmé que la coalition reste ouverte à toute personne partageant son engagement pour l’unité nationale et contre la balkanisation du pays.
Il a par ailleurs appelé à la vigilance, mettant en garde contre les distractions orchestrées par les « prédateurs » du régime, et a assuré que le peuple congolais est déjà mobilisé pour mettre fin à une gouvernance jugée inefficace et source de précarité.
Une opposition unie pour sauver la RDC
Le leader de l’ADD Congo a souligné l’importance de l’unité entre l’opposition et le peuple afin d’empêcher tout chaos institutionnel. Il a encouragé les responsables religieux, notamment de la CENCO et de l’ECC, à jouer un rôle de médiation pour rallier toutes les forces favorables à la sauvegarde de l’intégrité de la République démocratique du Congo.
La mobilisation de Kimbanseke reflète la détermination d’une frange importante de la population à rejeter toute tentative de révision constitutionnelle, un message clair à l’approche des échéances électorales.
Rédaction
