En marge des festivités de fin d’année, le président de la République et magistrat suprême, Félix Tshisekedi, a signé une ordonnance de grâce présidentielle collective, lue le 31 décembre 2024. Cette mesure, prise en vertu de l’article 87 de la Constitution, vise à désengorger les prisons tout en promouvant l’humanité, le pardon et la clémence.

Parmi les bénéficiaires figurent des détenus condamnés à des peines réduites. Par exemple, Jean-Marc Kabund, ancien président de l’UDPS devenu opposant, pourrait recouvrer sa liberté. Condamné en 2023 à sept ans de prison pour outrage au chef de l’État et propagation de faux bruits, il a déjà purgé plus de deux ans.

La mesure prévoit également des commutations de peine : les condamnés à perpétuité verront leur peine ramenée à 20 ans, tandis que certains condamnés à mort verront leur peine transformée en perpétuité. Cependant, les auteurs de crimes graves, tels que les violences sexuelles, détournements de fonds, assassinats, et atteintes à la sûreté de l’État, sont exclus de cette grâce.

Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, a souligné que cette décision répond à une politique humanitaire et sera appliquée sans monnayage.

« Bonne année 2025 à tous ! », a écrit Félix Tshisekedi sur son compte X, marquant ainsi un geste de réconciliation nationale en ce début d’année.

Rédaction

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