Le débat autour du changement de la Constitution prend de l’ampleur au Kasaï-Central. Le gouverneur de province, Joseph-Moïse Kambulu N’Konko, affiche son soutien à l’initiative défendue par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans un entretien accordé au magazine Muena Kasaï Akula, le chef de l’exécutif provincial a appelé la population de Kananga à soutenir la démarche présidentielle.
« J’appelle la population de Kananga à soutenir cette initiative du Chef de l’État. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est le sauveur de notre pays. Nous sommes déterminés à toujours rester derrière notre Chef de l’État. Nous resterons toujours fidèles à sa vision », a déclaré Moïse Kambulu N’Konko.
Cette prise de position intervient alors que la question d’une éventuelle modification ou d’un changement de la Constitution continue d’alimenter le débat politique en République démocratique du Congo. Le président Félix Tshisekedi a, de son côté, déclaré en mai 2026 que toute éventuelle révision ou tout changement de la Constitution devrait, selon lui, être soumis à la consultation populaire par référendum.
Au Kasaï-Central, la question a également fait l’objet de mobilisations politiques récentes. Le 22 septembre, l’UDPS/Tshisekedi et des partis alliés ont organisé une marche à Kananga, au cours de laquelle un mémorandum favorable au processus référendaire et au changement constitutionnel a été remis au gouverneur Kambulu.
Sur le plan institutionnel, l’article 218 de la Constitution encadre la procédure de révision constitutionnelle et prévoit notamment l’intervention du Parlement ainsi que, dans les conditions prévues par le texte, le recours au référendum.
La question demeure toutefois au centre d’un débat contradictoire au niveau national. Les partisans de la réforme mettent en avant la nécessité d’adapter le cadre constitutionnel aux réalités actuelles du pays, tandis que des acteurs de l’opposition contestent la démarche et l’associent à la question du troisième mandat présidentiel.
La déclaration de Joseph-Moïse Kambulu vient ainsi préciser sa position dans ce débat qui continue de mobiliser les acteurs politiques et sociaux au Kasaï-Central et dans les autres provinces du pays.
Bonheur Kanku
