La jeunesse du secteur de l’Entre Kasaï Longatshimo monte au créneau pour dénoncer le manque d’infrastructures administratives dans le chef-lieu du secteur. Elle l’a fait savoir lors d’une assemblée générale tenue ce mercredi 23 septembre 2026 à Mudiadia, réunissant plusieurs catégories de jeunes venues des différents groupements.
Cette rencontre avait pour objectif d’examiner les principales difficultés qui freinent le développement du secteur et de réfléchir aux actions à mener pour attirer l’attention des autorités compétentes.
À l’ouverture de cette assemblée, le chef de secteur, Ilamikiza Lazare, a exprimé son inquiétude face à ce qu’il qualifie de silence des autorités politico-administratives provinciales concernant les problèmes auxquels fait face l’Entre Kasaï Longatshimo.Selon lui, cette situation constitue un obstacle au fonctionnement normal de plusieurs services et ralentit les efforts de développement du secteur.
De leur côté, les jeunes de Mudiadia dénoncent fermement le manque d’infrastructures administratives. Selon des sources locales, plusieurs services de l’État ne disposent pas de bureaux fonctionnels en raison de l’absence de locaux appropriés.
La jeunesse déplore également les conditions de travail des agents administratifs, qui, selon elle, exercent leurs fonctions sans mobilier ni équipements de base.
Les participants à l’assemblée ont également mis en avant la position stratégique de l’Entre Kasaï Longatshimo. Le secteur figure parmi les entités du territoire de Tshikapa disposant de zones frontalières susceptibles de générer d’importantes recettes au profit du Trésor public.
Pour les jeunes, il existe ainsi un contraste entre les ressources générées par cette partie du territoire et l’état des infrastructures administratives locales, qu’ils jugent insuffisant.
La jeunesse dénonce par ailleurs une gouvernance qu’elle estime défaillante et réclame davantage d’attention des autorités provinciales et nationales en faveur du secteur.
Cette assemblée générale a réuni des jeunes issus notamment des groupements Kamba-Kambinda, Kamba-Tshiakho, Kamba-Kayita, Katembo Songo 2, Kamba-Muatshisanda, Kamba-Lemba, Chamuhunga, Tshithu Tshia Kalunga et Minungu, ainsi que des membres des services de sécurité locaux.
Les participants annoncent vouloir poursuivre leurs démarches afin d’obtenir des réponses concrètes sur la question des infrastructures administratives et sur les autres problèmes de développement auxquels fait face l’Entre Kasaï Longatshimo.
Steve Kayembe, depuis Kamonia
