L’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo poursuit sa progression entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda, révélant une chaîne de transmission liée aux déplacements de populations et aux pratiques funéraires. Pendant que les équipes de l’Institut National de Recherche Biomédicale analysaient des échantillons à Kinshasa, le virus s’est déjà propagé au-delà des premières zones touchées.
À Kampala, deux cas congolais ont été confirmés en moins de 24 heures, dont un décès, confirmant une extension du foyer épidémique. Pour les autorités sanitaires africaines, la situation marque un tournant : l’Ouganda est désormais un pays affecté et non plus seulement exposé.
À Kinshasa, un cas suspect a finalement été écarté après tests négatifs, illustrant néanmoins la vigilance croissante de la population face à l’épidémie. Dans le même temps, un cas confirmé à Goma a été rattaché à une chaîne de transmission provenant de Bunia, confirmant la circulation active du virus.
Les investigations orientent les autorités vers Mongbwalu comme point de départ probable de l’épidémie, liée au décès initial d’un agent de santé et aux mouvements de population entre zones minières et urbaines.
Face à cette situation, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale, tandis que les autorités congolaises renforcent leurs interventions sur le terrain malgré des défis logistiques et sécuritaires.
Les experts rappellent que les chiffres actuels restent provisoires et que seule la rupture de la chaîne de transmission par la détection, l’isolement et le traçage des contacts permettra de contenir l’épidémie, encore en pleine évolution.
La Rédaction
