À Tshikapa, la tension monte au sein de la Division provinciale de la Fonction publique des retraités et rentiers. Depuis quatre jours, plusieurs agents dénoncent le blocage de leurs salaires et accusent le chef de division, Frédéric Lukadi, d’être à l’origine d’une perturbation du circuit officiel de paiement mis en place par l’État.

Selon les informations recueillies auprès des agents concernés, le système transitoire actuellement appliqué dans la province prévoit que les paiements soient effectués en mains libres par les comptables publics, à travers des sites de paie validés par la commission de suivi, en attendant la bancarisation imminente des salaires à Tshikapa.

Pour les agents actifs ainsi que pour les retraités et rentiers, le site officiel retenu demeure celui de la Division des actifs. Toutefois, plusieurs agents affirment que leurs cartes de paie auraient été bloquées, les empêchant ainsi d’accéder normalement à leurs rémunérations.

Les plaignants accusent Frédéric Lukadi d’avoir instauré un système parallèle consistant à centraliser les paiements dans son bureau, en dehors du dispositif officiel arrêté par les autorités compétentes. Ils évoquent également l’existence d’un mécanisme lié à une prétendue “banque Lambert”, à travers lequel certains agents recevraient des avances financières assorties d’intérêts.

Pour ces agents, cette situation crée une confusion dans le processus de paie et compromet les efforts de transparence voulus par les autorités publiques dans la gestion des rémunérations des fonctionnaires de l’État.

Face à cette crise, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer une intervention urgente de la hiérarchie afin de rétablir le circuit normal de paiement et garantir aux agents un accès régulier et transparent à leurs salaires.

Jusqu’à la publication de cet article, les démarches entreprises pour joindre le chef de division Frédéric Lukadi afin d’obtenir sa version des faits n’ont pas abouti, son téléphone étant resté éteint. Tout le droit de réponse lui est accordé.

Pierre Kandayi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *