Une marche de visibilité a été organisée ce lundi 22 décembre 2025 dans la cité frontalière de Nsumbula par les Agents de Police Judiciaire (APJ) de l’extension de la Brigade judiciaire près le Parquet.
L’initiative s’inscrivait dans le cadre d’une activité interne convoquée par l’inspecteur Crispin Mubenga, responsable de l’extension de la Brigade judiciaire à Nsumbula. Celui-ci avait invité les APJ issus de deux secteurs, Entre-Kasaï–Loangatshimo et Kasadisadi, à prendre part à une réunion d’évaluation et de réorganisation de la structure.
Avant de rejoindre le lieu retenu pour la réunion, les APJ ont sillonné plusieurs artères de la cité en chantant et en scandant des slogans, une démarche assimilée par de nombreux habitants à une manifestation publique. Cette sortie a rapidement attiré l’attention de la population locale, provoquant incompréhensions et interrogations sur la nature réelle de l’activité.
À l’issue de cette tournée, les participants se sont retrouvés dans une église de la place, choisie comme cadre de travail, pour une séance d’échanges centrée sur le fonctionnement interne de l’institution. Six points figuraient à l’ordre du jour : la présentation des membres, le respect mutuel, la discipline, l’organigramme, la déontologie professionnelle et les divers. Les travaux ont duré près de quatre heures.
Cette activité intervient dans un contexte particulier, marqué par la décision du ministre national de l’Intérieur interdisant toute manifestation publique sur l’ensemble du territoire national. Une mesure destinée à préserver l’ordre public, surtout en cette période sensible de fin d’année.
La sortie des APJ de Nsumbula, bien que présentée comme une démarche institutionnelle interne, relance ainsi le débat sur le respect strict des directives nationales et sur la perception des actions des services de sécurité par la population.
André Lama, à Nsumbula
