À Tshikapa, la colère monte parmi les abonnés de la Régie de distribution d’eau (Régideso). Plusieurs clients affirment être victimes d’une surfacturation qu’ils assimilent à un « vol organisé », orchestré, selon eux, par certains agents de terrain en complicité avec leurs supérieurs hiérarchiques.

Un abonné rencontré sur l’avenue Kasaï témoigne avoir reçu une facture de 350 000 FC, alors que son montant habituel ne dépasse pas 100 000 FC, et cela malgré une coupure prolongée d’eau à la pompe. « Je suis allé au siège de la Régideso pour comprendre les raisons de cette surfacturation. Malheureusement, je n’ai pas été reçu. Les agents du bureau m’ont refusé l’accès au responsable numéro un de l’entité. Ils m’ont exigé de payer la totalité du montant facturé, sinon l’eau sera coupée », déplore-t-il.

Ce cas n’est pas isolé. Plusieurs abonnés affirment vivre la même situation, décrivant une pratique généralisée et répétitive. Ils dénoncent une politique qui, selon eux, fragilise davantage une population déjà confrontée à des difficultés économiques.

« C’est de l’abus de confiance. Comment expliquer qu’on facture l’eau quand les robinets sont restés à sec ? » s’indigne un autre abonné joint par notre rédaction.

Face à cette situation, les victimes lancent un SOS au ministre en charge de l’Hydraulique ainsi qu’au directeur provincial de la Régideso afin qu’ils s’impliquent directement pour mettre fin à cette pratique.

Malgré nos démarches pour obtenir la réaction du responsable de la Régideso Tshikapa, nos tentatives sont restées vaines. Nous y reviendrons dès que des éclaircissements officiels seront disponibles.

Pierre Kandayi

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