Située à environ 120 à 150 kilomètres au sud de la ville de Tshikapa, la cité de Diboko fait face à une situation préoccupante liée à la présence de barrières illégales, devenues une source permanente de tracasseries pour la population locale.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, deux barrières non autorisées, communément appelées « Kolamoyo » et « Lombe », sont érigées à seulement une dizaine de kilomètres d’intervalle. Chacune de ces barrières regroupe jusqu’à trois services, imposant aux usagers de la route des contrôles jugés abusifs, tant à l’entrée qu’à la sortie de la cité.

Cette situation engendre des difficultés quotidiennes pour les habitants, les transporteurs et les petits commerçants, contraints de payer des frais informels et souvent injustifiés. « Nous sommes fatigués de ces tracasseries. À chaque passage, il faut payer quelque chose, sans aucune explication valable », déplore un habitant de la cité.

Face à cette réalité, la population de Diboko exprime son indignation et condamne fermement ces pratiques qu’elle qualifie d’illégales. Elle dénonce également le silence et l’inaction des autorités locales, pourtant témoins de ces abus.

Les habitants lancent ainsi un appel pressant aux autorités provinciales du Kasaï afin qu’elles interviennent dans les plus brefs délais pour démanteler ces barrières et rétablir la libre circulation des personnes et des biens.

Jean-Paul Kanku

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