Le gouverneur de la province du Kasaï, Maître Crispin Mukendi Bukasa, également coordonnateur provincial de l’Union sacrée de la Nation (USN), s’est adressé à la population à l’occasion de l’installation officielle de la coordination provinciale de cette plateforme politique. Au cœur de son intervention, la question sensible du changement ou de la révision de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Devant les partis membres de l’USN et une foule mobilisée pour l’événement, le chef de l’exécutif provincial a estimé que la Constitution actuelle ne reflète plus les réalités sociopolitiques du pays. Selon lui, ce texte fondamental est issu d’un contexte particulier, marqué par les accords entre anciens belligérants, et mérite aujourd’hui d’être adapté aux aspirations du peuple congolais.
« La Constitution ne rencontre pas les réalités actuelles. Ce n’est pas le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui la change, mais c’est le peuple, grâce à sa souveraineté légitime et légale », a déclaré Crispin Mukendi Bukasa, suscitant des réactions dans l’assistance.
Insistant sur le rôle central de la population dans tout processus de réforme constitutionnelle, le gouverneur a souligné qu’aucune autorité ne peut s’opposer à la volonté populaire. « Aucune personne ne peut faire taire la volonté de la population. Elle est libre de dire oui ou non au changement de la Constitution. D’ailleurs, c’est la population qui changera la Constitution », a-t-il martelé.
Dans cette dynamique, Crispin Mukendi a appelé les habitants du Kasaï à se préparer à participer massivement à un éventuel référendum, présenté comme un cadre démocratique d’expression de la souveraineté populaire.
Son discours a trouvé un écho favorable auprès d’une partie de l’assistance, qui n’a pas hésité à exprimer son soutien en scandant « Nous voulons le changement de la Constitution ».
Jean-Paul Kanku
