Une vive confusion règne actuellement au sein de la 57ᵉ Communauté presbytérienne réformée en Afrique (CPRA), anciennement connue sous l’appellation de Communauté presbytérienne du Kasaï-Occidental (CPKOC). Face aux rumeurs persistantes faisant état de divisions internes et de l’existence de structures parallèles, Monseigneur Kiyonga Muze Kijaja Mukudi, coordinateur communautaire et représentant légal suppléant, est sorti de son silence afin de clarifier la situation.
Dans une déclaration faite à la presse, ce haut dignitaire religieux rejette catégoriquement toute idée de conflit au sein de la communauté. « Il n’existe ni crise interne, ni deux communautés distinctes. La CPRA est tout simplement la continuité améliorée de la CPKOC », a-t-il affirmé.
Selon lui, le changement de dénomination remonte aux années 1999-2000 et relève de la volonté du père fondateur de la communauté, feu l’archevêque Bakatushipa Muanyishe. Cette décision faisait suite à un refus de financement de partenaires étrangers, qui considéraient alors la CPKOC comme une structure à caractère régional et ethnique, limitée à l’ancienne province du Kasaï Occidental.
« Après ce refus, l’archevêque avait convoqué une assemblée générale à Tshikapa, dans la paroisse Mbadi Kindongo, pour adopter la nouvelle appellation CPRA, ouvrant ainsi la communauté à une dimension nationale », a expliqué Monseigneur Kiyonga. Il précise que cette transformation a été officiellement reconnue par un arrêté du ministère de la Justice en 2011, après un long processus administratif.
Cependant, la polémique ne date pas d’aujourd’hui. Le coordinateur communautaire accuse l’honorable Willy Wishiye d’avoir contribué à entretenir la confusion en obtenant, en 2014, un arrêté parallèle reconnaissant la CPKOC.
« Nous avons saisi la justice contre l’État congolais entre 2014 et 2020 pour obtenir l’annulation de cet arrêté. Désormais, toute personne évoquant l’existence de la CPKOC s’expose à des poursuites judiciaires », a-t-il martelé, ajoutant que les autorités provinciales sont déjà informées de cette position.
Concernant les accusations de confiscation illégale des biens de la CPKOC par la CPRA, Monseigneur Kiyonga parle d’un « non-événement ». Il met en garde l’honorable Willy Wishiye contre toute tentative d’ingérence dans les affaires ou les infrastructures de la communauté.« Il doit s’abstenir de poser des actes susceptibles de créer des tensions inutiles », a-t-il insisté, tout en reconnaissant un lien familial avec ce dernier.
Malgré plusieurs tentatives pour obtenir la version de l’honorable Willy Wishiye, celui-ci n’a pas encore réagi. La rédaction reste ouverte à toute prise de parole afin d’assurer un traitement équilibré de ce dossier.
Bosco Yamba
