La province du Kasaï sort affaiblie de la dernière série d’ordonnances présidentielles rendues publiques le 3 juin 2026 sur la RTNC. En effet, cette vague de nominations opérée par le président de la République, Félix Tshisekedi, au sein de plusieurs entreprises et établissements publics, semble avoir ignoré les cadres kasaïens, suscitant déjà des réactions dans l’opinion.

Au total, plusieurs postes stratégiques ont été pourvus, notamment des présidences de conseils d’administration (PCA), des directions générales (DG) et des directions générales adjointes (DGA). Pourtant, selon plusieurs observateurs, la province du Kasaï perd d’un coup des positions importantes, notamment deux PCA, un directeur général et un directeur général adjoint, sans compensation notable dans cette nouvelle configuration.

Ces nominations concernent notamment l’Agence de Régulation et de Contrôle des Assurances (ARCA), le Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN), l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM), la Direction Générale des Impôts (DGI), ainsi que plusieurs autres structures clés telles que l’Agence des Zones Économiques Spéciales (AZES), l’Office Congolais de Contrôle (OCC), ou encore l’Agence Nationale de Développement de l’Entrepreneuriat Congolais (ANADEC).

Si certaines figures ont été reconduites à leurs fonctions, à l’instar de Barnabé Muakadi Mwamba à la tête de la DGI ou encore Amisi Makutano à l’OGEFREM, la redistribution globale des postes ne semble pas avoir bénéficié à la province du Kasaï, qui se retrouve désormais moins représentée dans les sphères de décision des entreprises publiques.

Dans un contexte politique marqué par les équilibres régionaux et les attentes en matière de représentativité, cette situation pourrait raviver les frustrations au sein de cette province du centre du pays. Plusieurs analystes estiment que cette absence de figures kasaïennes dans des postes stratégiques risque d’alimenter le débat sur la gestion inclusive des institutions publiques.

Pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités provinciales du Kasaï n’a été enregistrée. Toutefois, au sein de la population comme dans la classe politique locale, des voix commencent déjà à s’élever pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une mise à l’écart.

Jean-Paul Kanku

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