L’Association pour le Développement et la Rééducation des Filles (ADRF) a exprimé une vive indignation à la suite d’un incendie dévastateur survenu dans la nuit du samedi au dimanche 31 mai au village Batshinga, dans la zone de santé de Bulape, territoire de Mwèka, province du Kasaï.
Selon les informations relayées par le chef d’antenne de l’ADRF basé à Mwèka, le sinistre, dont l’origine reste jusque-là inconnue, a réduit en cendres une soixantaine d’habitations. Le drame a également causé des pertes en vies humaines, plongeant la communauté locale dans la désolation.
D’après plusieurs sources concordantes, cet incendie serait survenu dans un contexte de fortes tensions communautaires. À l’origine, un conflit lié au détournement présumé de sacs de ciment destinés à la construction d’une structure sanitaire à Ingongo, localité située à environ 12 kilomètres de Bulape. Ce différend aurait exacerbé les divisions au sein de la population, débouchant sur des actes de violence aux conséquences dramatiques.
Face à cette situation, l’ADRF condamne avec fermeté ces actes qu’elle qualifie d’inhumains et appelle les autorités compétentes à diligenter une enquête afin d’établir les responsabilités. L’organisation exhorte également le gouvernement provincial ainsi que les partenaires humanitaires à intervenir en urgence pour venir en aide aux victimes.
À ce jour, aucune autorité locale ne s’est officiellement exprimée sur cet incident, alors que des dizaines de familles se retrouvent sans abri et exposées à des conditions de vie précaires. Les sinistrés, quant à eux, réclament justice et la restauration de leurs droits.
Ce drame met une fois de plus en lumière la fragilité du tissu social dans certaines zones rurales du Kasaï, où les conflits communautaires, souvent liés à des enjeux de gestion des ressources, continuent de faire des victimes.
Steve Kayembe depuis Kamonia
