L’Organisation non gouvernementale de défense des droits humains UNICOPS et le Cadre de Concertation Nationale des Droits de l’Homme ont dénoncé, samedi 30 mai, ce qu’ils qualifient d’absence de progrès dans le dossier relatif au décès de Mme Angel, une vendeuse morte dans des circonstances impliquant, selon plusieurs témoignages, des éléments de la Police de Circulation Routière (PCR) du Lualaba.

Dans une déclaration rendue publique à Kolwezi, les deux structures affirment que plusieurs jours après le drame, aucune évolution notable n’a été enregistrée tant sur le plan judiciaire que sur l’accompagnement de la famille de la victime.Les organisations de défense des droits humains décrivent une situation sociale préoccupante autour de la famille endeuillée.

Elles indiquent que les proches de la défunte traversent des difficultés matérielles importantes depuis le début du deuil, évoquant notamment le manque d’assistance pour l’organisation des obsèques ainsi que la situation d’un nourrisson de trois mois laissé par la victime.

Selon UNICOPS et ses partenaires, les circonstances exactes du décès demeurent du ressort de la justice. Toutefois, les organisations estiment que les autorités compétentes n’ont, jusqu’à présent, fourni aucune communication permettant de rassurer l’opinion sur l’évolution du dossier.

La déclaration pointe également l’absence de réaction publique de la hiérarchie de la PCR du Lualaba. Les signataires regrettent qu’aucune visite de compassion ni mesure d’accompagnement n’ait été signalée auprès de la famille depuis la survenance du drame.

Face à cette situation, UNICOPS et le Cadre de Concertation Nationale des Droits de l’Homme mettent en garde contre toute tentative susceptible de compromettre la manifestation de la vérité. Ils assurent qu’ils suivront de près le traitement de cette affaire et qu’ils saisiront les mécanismes appropriés en cas de violation des droits fondamentaux.

Les deux organisations accordent un ultimatum de quarante-huit heures aux autorités concernées afin que des mesures concrètes soient prises, notamment en faveur de la prise en charge de la famille, de l’organisation des funérailles et de l’avancement de la procédure judiciaire. À défaut, elles annoncent envisager d’autres démarches prévues par la législation congolaise.

Pour les défenseurs des droits humains, cette affaire soulève des questions relatives au respect du droit à la vie, à la dignité humaine et à l’accès à la justice, des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo ainsi que par plusieurs instruments internationaux de protection des droits humains.

UNICOPS et le Cadre de Concertation Nationale des Droits de l’Homme réclament enfin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort de Mme Angel, que les responsabilités éventuelles soient établies conformément à la loi et que la famille obtienne justice et réparation.

La rédaction

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